IX

« J’étais très préoccupé par l’avenir de la Wallonie et prêt à m’y consacrer. »

En 1999, dès que les résultats électoraux furent connus, j’avais fait savoir à Philippe Busquin que j’étais très préoccupé par l’avenir de la Wallonie et prêt à m’y consacrer. Philippe Busquin a intégré l’information et, peu de temps après, lors de la formation du gouvernement, m’a proposé comme ministre-président de la Région wallonne. Je suis entré en fonction le 15 juillet 1999.

Ma première préoccupation a été de formuler un plan stratégique pour offrir des perspectives au sud du pays. Ce fut le « Contrat d’avenir pour la Wallonie », lancé en janvier 2000. La stratégie consistait à concentrer des moyens financiers sur un nombre circonscrit d’objectifs. La dispersion des efforts annihilait en effet tout résultat structurant.

Avec l’ensemble des ministres du gouvernement wallon, nous sommes allés dans les principales villes pour expliquer notre projet aux forces vives locales et à la population.

Quelques années plus tard, avec mon soutien enthousiaste et sous la présidence de Jean-Claude Van Cauwenberghe, le Contrat d’avenir a été modifié pour devenir le « Plan d’actions prioritaires pour l’avenir de la Wallonie », plus connu aujourd’hui sous le nom de « plan Marshall ».

Souvent, les responsables politiques décident de bonne foi, mais ne parviennent pas à mettre en œuvre concrètement, sur le terrain, les projets élaborés. J’étais très conscient de l’écueil. Aussi, j’ai fait désigner par le gouvernement wallon un délégué spécial chargé spécifiquement du suivi des décisions gouvernementales relatives au Plan d’actions prioritaires. Le délégué spécial avait pour mission d’assurer le monitoring des décrets et arrêtés nécessaires à l’exécution de la volonté politique.

Il faisait rapport régulièrement au gouvernement et il participait même aux réunions du Conseil des ministres.

Il ne pouvait pas adresser d’injonctions aux fonctionnaires, mais tout fonctionnaire était obligé de répondre en urgence et complètement à ses questions. Ce nouveau type de gouvernance a permis au gouvernement wallon d’avancer à pas de géant. Depuis lors, le suivi des projets est systématiquement prévu dans les programmes lancés par l’exécutif.

L’avenir de la Wallonie reste l’une de mes principales préoccupations. Malgré des résultats très encourageants, une différence de densité économique entre la Wallonie et la Flandre persiste.

Ce que j’aimerais vous dire…

Ce que j’aimerais vous dire…